Nous venons de terminer une série d'entretiens avec des clients utilisant notre plateforme Recollective pour discuter des fonctionnalités de recherche en ligne qui, selon eux, seront importantes pour 2013. Nombre de ces agences de recherche ont évoqué l'importance croissante de la vidéo dans la présentation des résultats et des recommandations.
Sans surprise, après avoir discuté du sujet de manière plus approfondie avec eux et examiné les études que nous avons menées en 2012, un certain nombre d'approches et de points de vue différents ont été utilisés et je pense qu'il est utile de résumer.
Activités vidéo asynchrones
Tout d'abord, étant donné que Recollective fournit des fonctionnalités pour la vidéo asynchrone, je dois également préciser que je vais me concentrer sur cela plutôt que sur des approches synchrones telles que des groupes de discussion basés sur une webcam ou des entretiens individuels par webcam. La vidéo asynchrone n'est pas réalisée en temps réel ; elle est le plus souvent capturée par un participant à l'étude et réalisée au moment qui lui convient. La vidéo est ensuite transmise aux modérateurs pour examen et analyse. Le participant utilise soit un caméscope qu'il possède, soit un appareil fourni par le chercheur, soit son smartphone ou sa webcam.
En général, nous constatons que la plupart des chercheurs préfèrent intégrer les activités vidéo à une étude qualitative plus large, mais parfois, nous avons une étude entièrement basée sur la vidéo. Les deux semblent fonctionner efficacement, bien qu'en général, toute étude comportant des activités vidéo ait tendance à inciter nettement plus les participants à les terminer. Par exemple, un chercheur canadien avec lequel nous avons travaillé a distribué un iPod Touch aux participants à une étude mixte vidéo et photo, après quoi les participants ont pu conserver l'appareil à titre de paiement incitatif.
Les taux de réponse les plus élevés observés à ce jour dans Recollective proviennent des activités par webcam, probablement parce que c'est la plus facile à réaliser pour les participants. Parmi celles-ci, la plupart des activités sont conçues pour capturer les participants qui parlent simplement à la webcam pour répondre à des questions. C'est assez standard, mais les chercheurs à qui nous avons parlé adorent la rapidité et l'efficacité avec lesquelles les extraits vidéo de ces enregistrements par webcam peuvent faire passer un message au client final.
Smartphones
Ce qui est vraiment passionnant, ce sont les possibilités qu'offre la disponibilité mondiale croissante des smartphones. Ces derniers mois, les chercheurs ont utilisé Recollective de manière plus imaginative pour capturer des vidéos instantanées afin de regarder une personne faire quelque chose qui l'intéresse. Il est souvent relativement simple pour les participants, car ils connaissent déjà l'appareil et les applications peuvent se connecter à la vidéothèque d'un téléphone pour simplifier le processus de téléchargement en quelques clics. Les sujets peuvent être très variés et inclure les achats, le travail, la cuisine ou l'utilisation d'un nouveau produit.
Par exemple, un chercheur britannique a récemment demandé à ses participants d'enregistrer des vidéos « avant, pendant et après » à partir de leur smartphone, centrées sur les achats à l'épicerie pendant la période de Noël. D'autres études ont demandé aux parents de filmer des enfants qui essayaient de nouveaux emballages et de nouveaux produits ; nous avons mené des études dans lesquelles des participants en vidéo cuisinaient ou incluaient une vidéo facultative pour compléter leur journal quotidien. Dans chacune de ces études, le chercheur a pu utiliser la technologie en ligne pour capturer la vidéo, pour obtenir plus d'informations et, dans certains cas, pour socialiser les vidéos avec d'autres participants à l'étude.
Dans l'ensemble, le meilleur conseil semble être le suivant : simplifiez au maximum les instructions relatives au sujet de la vidéo. Nous constatons que les questions complexes en plusieurs parties qu'un individu doit mémoriser et aborder dans sa vidéo ne donnent pas de bons résultats. Il est beaucoup plus efficace de diviser le travail en plusieurs vidéos différentes, ce qui a également l'avantage de faciliter un peu la révision et l'analyse pour les chercheurs. De plus, lorsque cela ne porte pas atteinte à la confidentialité ou ne gêne pas les participants, socialisez les vidéos soumises dans le cadre de l'étude. C'est particulièrement important lorsque l'étude dure plus longtemps (c'est-à-dire des mois) et que vous pouvez gérer les informations supplémentaires que la communauté générera après avoir visionné les vidéos des autres. Bien entendu, la présence d'éléments communautaires dans la recherche, que ce soit autour de la vidéo ou non, permettra d'obtenir plus de données et peut-être des informations inattendues, mais surtout, cela aide vraiment à établir des liens entre les participants, ce qui à son tour stimule des réponses plus ouvertes et plus honnêtes.
Vidéos d'introduction
Enfin, n'oubliez pas que l'utilisation de la vidéo dans les recherches en ligne ne doit pas être limitée aux seuls participants qui enregistrent des vidéos. Il peut être très efficace pour le chercheur d'enregistrer une vidéo de lui-même à la fois en guise de message de bienvenue et pour présenter et expliquer les activités qu'il souhaite que les participants terminent. Cette approche « humanise » l'activité en la rendant plus personnelle, et les premières preuves issues d'études mémorielles suggèrent qu'elle peut également entraîner un taux de réponse plus élevé. Utilisez l'outil de webcam intégré pour enregistrer ce type de vidéo, ce qui élimine le besoin de conversions ou de modifications compliquées.




